Communiqué de presse Attentia: Un quart des jeunes travailleurs ont pris un congé sans solde en 2025, notamment pour voyager ​

Près d'un quart des travailleurs n'ont pas osé prendre de congé sans solde par crainte de compromettre leurs perspectives de carrière.

Bruxelles, 16 octobre 2026 - Près d'un travailleur belge sur huit (12%) a pris au moins un congé sans solde en 2025. Chez les jeunes de moins de 35 ans, cette proportion atteint même un sur quatre (25%). Les principales raisons invoquées sont les voyages, les loisirs ou un congé sabbatique (27%), puis le souhait de consacrer davantage de temps à leur famille (26%). À noter : près d'un quart des travailleurs (23%) n'ont pas osé recourir à cette formule, de peur de compromettre leurs perspectives de carrière. C'est ce qui ressort d'une enquête menée par le prestataire de services RH Attentia auprès de 1.500 travailleurs belges.

Quelques jours ou quelques semaines de plus pour voyager ou s'occuper de sa famille : de nombreux travailleurs en ressentent le besoin. Près d’un travailleur sur huit (12%) a pris un congé sans solde l’an dernier, pour une durée moyenne de trois jours. Un tiers d’entre eux se sont absentés plus de quatre jours.

Ce sont surtout les jeunes travailleurs de moins de 35 ans qui ont recours à cette possibilité : 25%, contre 9% chez les 35 à 54 ans et 5% parmi les 55 ans et plus. Les hommes (15%) sont plus nombreux à y recourir que les femmes (10%), tout comme les travailleurs à temps partiel (16%) par rapport à ceux occupés à temps plein (10%). Enfin, les salariés ayant des enfants vivant sous leur toit prennent plus souvent un congé sans solde que ceux qui n’en ont pas à la maison (15% contre 9%).

Des motifs qui varient selon les générations

Les raisons de prendre un congé sans solde sont très diverses. « Les voyages, les loisirs ou les congés sabbatiques » arrivent en tête (27%), suivis de près par la nécessité de « s’occuper de sa famille ou de ses enfants » (26%).

Top 5 des raisons de prendre un congé sans solde

  1. Voyages, loisirs ou congés sabbatiques : 27%
  2. S’occuper de sa famille ou de ses enfants : 26%
  3. Compenser un nombre insuffisant de jours de congé acquis : 25%
  4. Événements particuliers, comme un mariage ou une naissance : 23%
  5. Études ou formation : 12%

Les motifs varient toutefois selon l’âge, le régime de travail et le sexe. Les moins de 35 ans ont ainsi plus souvent pris un congé sans solde pour s’occuper de leur famille (30%, contre 22% de leurs collègues plus âgés). Ils ont été les plus nombreux à utiliser cette formule pour compenser un manque de jours de congé acquis (37%, contre 11% chez leurs aînés). Ce motif est davantage cité par les travailleurs à temps partiel : 44% contre 16% des salariés à temps plein.

Les hommes ont été deux fois plus nombreux que les femmes à prendre un congé sans solde pour des événements particuliers, comme un mariage ou la naissance d’un enfant (29% contre 15%). Les hommes citent plus souvent les études ou la formation comme motif (19% contre 1% chez les femmes).

Le congé sans solde n'est pas un droit général

Près de trois quarts des travailleurs (72%) indiquent que leur employeur les autorise à prendre un congé sans solde. Un sur dix (10%) affirme que ce n’est pas possible et près d’un sur cinq (18%) ignore si cette possibilité existe dans son entreprise.

« Le congé sans solde n’est pas un droit général. Un travailleur peut en faire la demande, mais son employeur n’est pas obligé de l’accepter », explique Nathalie Lucas, Senior Legal Consultant chez Attentia. « Outre l’absence temporaire de rémunération, cette décision peut avoir des conséquences sur d’autres conditions de travail et avantages extralégaux. Les chèques-repas, la voiture de société ou l’assurance hospitalisation peuvent, par exemple, être suspendus pendant cette période. Le congé peut aussi avoir une incidence sur la constitution des jours de vacances pour l’année suivante, la pension et la prime de fin d’année. Le contrat de travail reste toutefois en vigueur : le travailleur demeure au service de l’entreprise et son ancienneté continue, en principe, à courir. Mon conseil : toujours consigner par écrit les modalités du congé sans solde et en préciser les conséquences afin d’éviter toute ambiguïté par la suite. »

La crainte de compromettre ses perspectives de carrière reste un obstacle

Les conditions imposées ne constituent pas le seul obstacle : certains travailleurs craignent les conséquences d'un congé sans solde sur leur carrière. Près d’un travailleur sur quatre (23%) n’a pas osé prendre de congé sans solde l’an dernier par crainte de passer à côté d’opportunités professionnelles. Cette inquiétude est plus répandue chez les jeunes. Parmi les moins de 35 ans, 41% redoutent qu’un congé sans solde nuise à leurs perspectives de carrière. Cette proportion retombe à 21% chez les 35 à 54 ans et à 11% parmi les 55 ans et plus.

Valerie Mastelinck, Manager HR Consulting chez Attentia, souligne qu'un congé sans solde ne traduit pas forcément un manque d’intérêt pour son travail ou un manque d’ambition : « À certaines étapes de la vie, cette formule peut offrir aux travailleurs un peu plus de marge. Mais il est important d’examiner d’abord les autres possibilités existantes. Les parents peuvent, par exemple, recourir à différents régimes, comme le congé parental ou le crédit-temps. Pour certaines situations familiales, d'autres dispositifs existent, comme le petit chômage ou le congé pour raisons impérieuses, mieux connu sous le nom de congé familial ou social. Dans certaines entreprises, les travailleurs peuvent en outre acheter des jours de vacances supplémentaires par l’intermédiaire d’un plan cafétéria. Le congé sans solde est donc surtout pertinent dans des situations particulières, lorsque les solutions existantes ne répondent pas aux besoins. »

À propos de l'étude :

L’étude a été réalisée en avril 2026 par un bureau d’études indépendant auprès d’un échantillon représentatif de 1.500 travailleurs belges. La marge d’erreur maximale s’élève à 2,43%.

Pour plus d'informations (coordonnées réservées à la presse (merci de ne pas les publier) :

Wavemakers PR – Emanuel Sys, emanuel@wavemakers.eu, 0486 17 52 65
​Attentia - Barbara Verougstraete, barbara.verougstraete@attentia.be, 0479 93 22 82

 

Attentia ValerieMastelinck
Attentia ValerieMastelinck

 

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